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Monza temple de la vitesse, la Pista Magica |
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modena49 Pro-Ferrariste

Age: 59 Sexe:  Inscrit le: 08 Mar 2007 Messages: 1552
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Posté le: Mer Mar 21, 2007 7:23 pm Sujet du message: Monza temple de la vitesse, la Pista Magica |
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On l’appelle le temple de la vitesse, la Pista Magica de l’autre côté des Alpes. L’Autodromo Nazionale de Monza est un monument du sport automobile, un panthéon dans lequel certains pilotes ont vécu leur dernière course, à l’image de Jochen Rindt, couronné champion à titre posthume en 1970 après avoir été éjecté de sa Lotus quelques semaines plus tôt dans la Parabolica – le grand virage à droite précédant la ligne des stands – dans lequel peut se faire la différence entre un bon tour et un exploit.
Lorsque vous franchissez les lourdes grilles métalliques du parc Villa Reale de Monza – situé à 25km de Milan, capitale de la Lombardie –, rien ne vous laisse supposer que vous entrez dans le sanctuaire de la course automobile italienne, l’un des prieurés des bolides à quatre roues du vieux continent. Joggers et adeptes d’une promenade bucolique s’y adonnent à leur passion dominicale. La flore est exubérante et les arbres centenaires vous offrent une ombre salvatrice alors que le bourdonnement d’une abeille vous incite à la contemplation. Pour un peu vous ne pousseriez pas plus loin votre visite. Pourtant, un bourdonnement plus insistant réveille en vous un démon ; finies les trajectoires erratiques de Zebulon, les lignes tirées au cordeau des bolides de la ruche F1 prennent le dessus sur votre naturel poétique. Il est temps de plonger le museau dans un grand tonneau de miel, mélange d’huile de ricin et de vapeur d’essence.
Construit en 1922 par l’Automobile Club de Milan pour célébrer le 25è anniversaire de sa création, le circuit de Monza avait pour but de faire pâlir de jalousie les voisins français trop fiers de leurs circuits et de leurs Grand-Prix de l’ACF, et de ne pas rater le train en marche de l’automobile de compétition. Monza a cependant toujours dû ménager la chèvre et le chou, les sympathiques fous au volant de leurs drôles de machines et les écologistes. Dès l’année de sa construction, Monza fut à deux doigts de ne pas poser la deuxième pierre à son édifice, la préservation du patrimoine se posant en garde-fou. Depuis lors, les batailles de Monza contre les associations écologistes sont récurrentes, mais le bons sens a toujours prévalu pour faire cohabiter sécurité des pilotes et protection d’un parc historique.
Si Monza peut paraître obsolète par certains côtés, la salle de presse récemment refaite à neuf et surtout la plateforme du podium surplombant la ligne droite des stands lui donnent un caractère résolument futuriste.
Le premier Grand-Prix d’Italie organisé à Monza, le 3 Septembre 1950, a immédiatement posé les bases d’un évènement devenu incontournable. Le titre devait se jouer entre les trois ‘Fa’ d’Alfa Roméo, Fangio, Fagioli et Farina. En cassant son radiateur au 24è tour, l’Argentin ouvrait la voie du titre à Giuseppe Farina, sacré premier champion du monde de l’histoire de la F1.
Monza n’allait pas lâcher Juan Manuel Fangio pour autant. Le champion du monde en titre de l’année 1951, abandonné par Alfa Roméo peu avant le début du championnat du monde 1952, trouvait refuge chez Maserati. Alors qu’il venait de participer au Grand-Prix d’Albi le 1er Juin 1952 puis à l’Ulster Trophy moins d’une semaine plus tard, il recevait un télégramme l’invitant expressément à participer au Grand-Prix de Monza, prévu le 8 Juin. Fangio sautait dans le premier avion pour Paris mais s’entendait dire au Bourget que la météo désastreuse avait contraint les compagnies aériennes à annuler leurs vols vers l’Italie. Une seule solution, aussi folle que la mentalité des pilotes de l’époque : se rendre à Monza en voiture dans la nuit ! « Je savais au fond de moi-même que je commettais une erreur » explique Fangio dans sa biographie, alors que Louis Rosier lui prêtait une Renault pour franchir les Alpes depuis Paris. « J’avais toujours soutenu envers et contre tous qu’il faut se présenter au départ d’une course parfaitement reposé. Je venais de conduire dans l’Ulster Trophy à Belfast, je m’étais précipité à Paris et voici que je me préparais à partir pour Monza. Quelques 900km, dont une bonne partie de nuit. »
Arrivé à temps en Lombardie mais n’ayant pas pu prendre part aux qualifications, Fangio grimpait dans sa Maserati 6 cylindres pour s’élancer en course en queue de peloton et gagnait rapidement des places en même temps que de la confiance au volant d’une monoplace qu’il connaissait peu. « Au virage de Serraglio, un coup d’accélérateur excessif provoque la queue-de-poisson attendue, la roue arrière droite heurta le trottoir. En attendant le choc, je compris que cette fois-ci je n’éviterai pas l’accident. Des années ont passé depuis ce moment, mais tous les détails sont encore clairement dans ma mémoire. »
« J’entendis le hurlement des pneus sur l’asphalte, je sentis l’envol de la voiture quittant la route et se dirigeant vers une masse confuse d’arbres et d’ombre... je m’accrochais au volant mais un choc m’arracha à mon siège et me projeta à l’avant. A cet instant je su ce que c’était de mourir en course : la différence entre la vie et la mort me parut banale, presque dérisoire. Toute l’affaire ne dura sans doute que trois ou quatre secondes, mais elles me parurent longues, si longues... En heurtant le sol je constatais que je n’avais plus de chaussures : c’était la terreur, l’affreuse terreur de la mort qui m’avait arraché mes souliers. Avez-vous jamais vu les victimes d’un accident de la route ? Elles sont presque toujours pieds nus : sous l’effet de l’épouvante, les pieds se contractent, deviennent étrangement petits et perdent leurs chaussures au premier choc... »
Juan Manuel Fangio mit plusieurs mois à se remettre de son effroyable accident, et su dompter le temple de la vitesse quelques mois plus tard, avant d’entamer une ère de domination sans partage, qui le vit couronné à quatre reprises, entre 1954 et 1957.
L’anneau de vitesse du circuit de Monza a subi un ravalement de façade en 1955, avant d’être coupé du tracé actuel en 1961, à la suite du dramatique accident ayant coûté la vie à Wolfgang ‘Taffy’ (surnom donné par Mike Hawthorn à l’Allemand) Von Trips et à une douzaine de spectateurs. Les vestiges de l’anneau sont encore bien présents sur le site, témoin d’un passé révolu, cimetière d’une époque où poussent quelques touffes d’herbe par endroit, où le bitume s’est craquelé, à l’image d’une vieille photo sur laquelle la patine du temps à fait son œuvre. Un conseil, si vous avez la chance de poser les pieds ou les roues sur le circuit de Monza, descendez de voiture entre Serraglio et la Variante Ascari, offrez-vous une petite grimpette pour vous jucher sur l’anneau de vitesse. La pente y est tellement raide que l’on peine à y rester debout ; le vertige des images passées n’aide pas à la station verticale, mais fouler le sol de l’un des berceaux du sport automobile est une sensation douce, enivrante et terrifiante à la fois.
Retouché à plusieurs reprises, Monza n’a rien perdu de son caractère et n’a disparu du calendrier F1 qu’en 1980. L’atmosphère y est unique et l’on se surprend parfois à espérer se retrouver seul sur le site pour s’imprégner d’une certaine philosophie de la course automobile, communier une dernière fois avec Alberto ‘Ciccio’ Ascari, Jochen Rindt ou Ronnie Peterson, tous disparus tragiquement dans le Parc Villa Reale. La magie opère. Ne vous privez pas de ce voyage initiatique !
 _________________ Un mythe, Une passion, une légende
Ferrarisimo nel sangue e nel cuore da allora sempre
Je n'ai jamais été un grand constucteur.
Je n'ai jamais rêvé de le devenir.
Je reste un artisan provincial." |
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Newnours Fan de Prost Pilote de top team


Age: 40 Sexe:  Inscrit le: 24 Fév 2007 Messages: 4288 Localisation: cambrai (59)
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Posté le: Mer Mar 21, 2007 7:33 pm Sujet du message: |
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tiens je savais pas qu'il y avait un anneau
y a des compet dessus ? _________________

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matdemat Pilote d'essai


Age: 20 Sexe:  Inscrit le: 01 Mar 2007 Messages: 590 Localisation: Toulouse
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Posté le: Mer Mar 21, 2007 9:47 pm Sujet du message: |
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Non il est intedit depuis les années 1960 à cause des virages relevés, jugés trop dangereux. Mais avant, effectivement, il y a eu des courses de F1 dessus ! _________________ Ein Sport, eine Mannschaft, ein Kaiser !
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rrz tifosi n°1

Age: 57 Sexe:  Inscrit le: 22 Fév 2007 Messages: 1477 Localisation: Paris
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Posté le: Jeu Mar 22, 2007 10:12 pm Sujet du message: |
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Oui c'est d'ailleurs pour cela que c'est l'autodrome de Monza. _________________
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f1-direct Pilote de top team


Age: 21 Sexe:  Inscrit le: 22 Fév 2007 Messages: 3728 Localisation: Gien 45 Loiret
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Posté le: Jeu Mar 22, 2007 10:18 pm Sujet du message: |
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Heuresement que ca existe plus
J'imagine les f1 sur des anneaux a l'heure actuel avec les vitesse de pointe qu'on arrive a avoir y'aurai certain équipe qui serai loin devant _________________
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