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1954 - Le retour de Fangio 
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Message 1954 - Le retour de Fangio
Avec une magnifique photo du GP d'Allemagne 1954

Le calendrier de la saison 1954 est très proche de celui de la saison 1953. En fait, il est quasiment identique : Les mêmes grands prix seront présents, dans le même ordre et aux mêmes Week-End. On note juste la disparition du GP des Pays-Bas où avaient courus, sur le GP de Zandvoort, les pilotes des saisons 1952 et 1953. Il est remplacé par le GP d’Espagne, dont le circuit de Pedralbes accueillera pour la seconde et dernière fois le petit monde de la F1, la première édition ayant eue lieue en 1951). Le barème est le même (8-6-4-3-2, 1 point bonus pour le meilleur tour)

GP D’Argentine

Le 17 janvier se déroule le GP d’Argentine. Comme l’année précédente, le grand prix se déroule sur le circuit de Buenos Aires. Le circuit, alors d’une distance de 3.912 km n’a subi aucune modification par rapport à la saison 1953 mais la course a été raccourcie : 87 tours cette année contre 97 lors de la première édition, soit près de 40 km de moins. 4 Alfa Roméo sont engagées (dont Fangio et Marimon), le même nombre de Ferrari (dont 3 seront confiées à Farina, Gonzalez et Hawthorn), 3 Gordini (dont une pour Behra), 2 Rosier (une pour Louis Rosier, l’autre pour Trintignant), 4 pilotes (dont Harry Shell) sur une écurie privée et De Graffenried au volant d’une « Baron de Graffenried ». A noté que ces 5 derniers sont derrière le volant d’une Maserati, des Maserati identiques aux 4 engagées par Officine Alferi Maserati (des A6GCM) Seules les Gordini sont les mêmes que celles utilisées lors de la saison 1953 (et donc qu’en 1952). L’écurie Rosier court avec deux Ferrari : Une Ferrari 500 (1953) pour Rosier et une Ferrari 625 (la même que celles engagées par la Scuderia Ferrari cette saison). Les Ferrari sont les seules voitures équipées d’un moteur 4L. Les autres monoplaces sont équipées d’un moteur 6L.

La lutte entre Ferrari et Maserati est annoncée dès les qualifications. Farina signe le meilleur temps en en 1’44’’8 devant Gonzalez (1’44’’9) et la Maserati de Fangio (1’45’’6) . La première ligne est complétée par une 4e Ferrari, celle d’Hawthorn. Farina offre à Ferrari l’amélioration du record de pole position, en tant qu’écurie mais aussi en tant que motoriste. Musso et Menditeguy ne prennent pas le départ pour problème de moteur. A l’issue d’une course où le leader changera 9 fois (la tête de course a été partagée entre Farina, Gonzalez, Hawthorn et Fangio qui se sont relayés tour à tour au commandement du Grand Prix), Fangio s’impose et Gonzalez signe le meilleur temps en course. Fangio est suivi des 3 Ferrari de Farina, Gonzalez et Trintignant (qui court donc pour Rosier) ainsi que de la Gordini de Bayol. Rosier a abandonné la course au 2e tour suite à un accident. Il est a noté que Mike Hawthorn et Jean Behra ont tous deux été disqualifiés pour aide extérieure, dans la deuxième moitié de la course. Le meilleur tour de Gonzalez vaut à Ferrari d’égaler le record d’Alfa Roméo qui détenait le record de MT en championnat, là encore en tant qu’écurie mais aussi motoriste.

En terminant 2e, Giuseppe Farina égalise le record de podiums détenu alors par Ascari (17 podiums). Fangio signe sa 8e victoire, la seconde de Maserati, et s’installe en tête du classement des conducteurs avec 8 points, devant Farina (6 points) et Gonzalez (4 points + 1 point bonus pour le meilleur tour, soit 5 points). Trintignant et Bayol complètent le classement avec 3 et 2 points.

500 miles d’Indianapolis

Il n’est pas nécessaire de s’attarder sur les 500 miles d’Indianapolis qui comptent à nouveau pour le championnat du monde de Formule 1, mais où aucune écurie européenne ne s’est rendue, une nouvelle fois. Bill Vukovich remporte, comme en 1953, la course. Il devance Jimmy Bryan et Jack McGrath. Aucun des pilotes classés lors de ce GP n’est dangereux pour les pilotes Européens puisque les Américains ne participent pas à d’autres GP lors de la saison que celui se déroulant à Indianapolis.

GP de Belgique

Présent depuis 1950, le grand prix de Spa Francorchamps accueille à nouveau les pilotes du championnat du monde. 36 tours de 14,12 km, soit un grand prix de plus de 500 km. Fangio y réalise le meilleur temps des essais et se qualifie donc premier en 4’22’’1 devant la Ferrari de Gonzalez (4’23’’6) et Farina (4’26). Farina et Gonzalez courent cette fois au volant d’une Ferrari 553 et, sur la grille, on trouve de nouveaux visages alors absents du premier GP comme Stirling Moss (au volant d’une Maserati 250F, courant pour une écurie privée) ou encore Jacques Swaters sur une Ferrari 500 pour l’Ecurie Francorchamps. De Graffenried n’est pas inscrit mais est présent sur la piste durant la course : Il parcourt le circuit avec une Ferrari A6GCM équipée d’une caméra servant à récolter des images pour le film « The Racer ». Les deux leaders de ce grand prix auront été Fangio et Farina mais Hawthorn n’a quitté le top 3 que pour laisser sa voiture à Gonzalez au 20e tour. Ce dernier a du abandonner dès le premier tour à cause d’une fuite d’huile. Se relançant sur la piste en 6e position, Gonzalez remonte Bira, puis Pilette avant de terminer 4e, dans le même tour que Moss, 3e. Si le 12e tour a vu l’abandon de Behra (suspensions), le 14e a vu les fins de course de Paul Frere (moteur) mais aussi de Farnia (Allumage), l’homme qui a participé au plus grand nombre de GP. Trintignant termine la course 2e avec 24 secondes de retard sur Fangio, signant ainsi son premier podium. Moss, à un tour, est le dernier à monter sur le podium. Hawthorn et Gonzalez se partagent les points de la 4e place et Pilette termine 6e. Les points du meilleur tour en course vont à Fangio, qui améliore son record personnel au classement des meilleurs tours en course.

Poleman, vainqueur et homme le plus rapide en course sur un tour, Fangio signe le 5e hat trick de sa carrière et conserve sa première place au classement des conducteurs. Avec 17 points, il a une bonne avance sur Trintignant (9 points), Gonzalez, 4e avec 6.50 points (le 3e étant Vukovich, non-intéressant pour le général). Farina n’a que 6 points, Moss 4 et Hawthorn 1.50.

GP de France

Rallongé d’un demi-kilomètre en 1953, le circuit de Reims a été raccourci de 45 mètres en 1954. Il accueille un grand nombre de participants qui s’affronteront durant 61 tours à 8.302 km (soit à nouveau plus de 500 km). Trintignant est engagé chez Ferarri aux côtés de Gonzalez, Hawthorn et Farina mais Fangio ne court pas avec Maserati (qu’Ascari vient de rejoindre pour son premier GP de la saison) mais chez Daimler-Benz, sur une Mercedes. Villoresi et Marimon secondent Ascari tandis que les équipiers de Fangio seront Herrmann et Kling. Les Mercedes sont les seules à courir avec des pneus Continental. Rosier est présent avec comme pilotes Louis du même nom et Robert Manzon.

Si Herrmann ne se qualifie que 7e en 2’35, les deux autres Mercedes brillent. Fangio, poleman, tourne en 2’29’’4 et Kling se qualifie second en 2’30’’4. La première ligne est complétée par Ascari qui loupe la 2e place de peu (2’30’’5). En deuxième ligne, Gonzalez tourne dans les mêmes temps (2’35 ‘’6) et Marimon est une seconde plus lent. Fangio a passé 48 tours en tête. Kling 13. Mercedes a eu l’exclusivité du rôle de leader à Reims ! Habitué aux débuts de course lents, pointe 3e au 1er tour et Kling le relaie aux commandes, suivi par Trintignant. Hawthorn est alors 4e et Ascari ne coupe la ligne qu’en 5e position, devant Marimon. Manzon, 12e, est perdu en milieu de peloton… Fangio passe Gonzalez au 2e tour puis récupère sa première position au 3e. Dès lors, les 2 premières positions vont être monopolisées par les Mercedes. Du 13 au 16e tour, on compte même 3 Mercedes aux 3 premières places car Herrmann pointe le bout de son nez avant d’être relayé par Marimon après avoir cassé son moteur. Course prématurément terminée pour Herrmann mais son meilleur tour tiendra jusqu’au bout. Malchanceux, Gonzalez sera contraint à l’abandon au 13e tour. Mais el début de course a aussi été meurtrier pour Hawthorn (abandon au 9e tour : son moteur Ferrari n’a pas tenu non plus) et Ascari (le moteur Maserati est out dès le premier tour). Blessé, Farina a du déclarer forfait avant même les qualifications. Au 15 e tour du GP, il manque donc Hawthorn, Ascari, Gonzalez et Gonzalez. Et Marimon, le seul honnête poursuivant des Mercedes, abandonne au 27e tour sur un problème de vitesse, imité par Louis Rosier, dont le moteur Ferarri n’a pas non plus tenu le coup. Derrière les Mercedes, il ne reste donc plus que Bira, Trintignant et Manzon ainsi que Paul Ferre, Luigi Villoresi et Jean Behra. Mais Trintignant quittera la course au 36e tour, pour les mêmes raisons que Rosier, Hawthorn et Gonzalez : Le moteur de la Ferrari numéro 4 est le 4e moteur Ferrari qui lâche depuis le début de l’épreuve. Il ne reste plus que celui de Manzon, qui court pour Rosier. Lequel Manzon passe Bira au 38e tour, mettant un pied sur le podium. Au 50e tour, Paul Frere est le dernier pilote à abandonner, sur un problème de transmission. Sur les 21 pilotes présents au départ, il n’en reste plus que 6 !

Alors que la tête de course est très disputée entre Fangio et Kling, la 3e place ne l’est pas moins : Pila la reprend à 3 tours de l’arrivée, mais Manzon la récupère dans le dernier tour ! Fangio s’impose en 61 tours, avec 1 dixième de secondes d’avance sur Kling selon les chronométrages. Manzon et Bira ont un tour de retard, Villoresi en compte 3 et Behra en totalise 5. Herrmann signe le meilleur tour en course, ce qui lui assure tout de même un point.

Au championnat, Juan Manuel Fangio s’envole littéralement. 25 points pour l’Argentin, 9 pour Trintignant, 2e.


GP de Grande Bretagne

On retrouve, pour ce grand prix de Grande-Bretagne deux Daimler-Benz aux mains de Fangio et Kling. Farina, gravement accidenté à Monza en catégorie « Spot », ne reviendra pas sur une grille de départ avant le dernier GP, celui d’Espagne. Ascari pilotera pour la seconde et dernière fois de sa carrière une Maserati. Le circuit de Silverstone, légèrement agrandi en 1952, mesure 4.711 km. Les pilotes devront couvrir 90 tours, soit 423 km.

Signant, avec sa Mercedes, le meilleur temps des qualifications, Juan Manuel Fangio égalise ainsi le record de pole position d’Alberto Ascari. 1’45’’00 pour l’Argentin, qui compte 1 seconde d’avance sur Gonzalez, qualifié second, et 1’5 sur Hawthorn, 3e des qualifications. La première ligne est complétée par la Maserati de Stirling Moss, à 2 secondes. S’installant en tête dès le départ, Gonzalez ne lâchera plus la tête de course jusqu’à l’arrivée. Hawthorn, qui avait profité d’un nouveau mauvais départ de Fangio, du rendre sa seconde place au champion du monde Argentin lors du 4e tour. Rosier abandonne au 2e tour sur un problème de moteur, Manzon au 16 e pour la même cause. Au 21e passage, Ascari connaît un problème de transmission et s’apprête à prendre les commandes de la Maserati de Villoresi, qui lui cèdera le volant au 30e tour. Mais au 40e tour, après 10 tours au volant de la monoplace de son équipier, Ascari doit abandonner sur un problème de pression d’huile. Pendant ce temps, un duel qui a vu s’opposer Stirling Moss et Mike Hawthorn s’est révélé concluant pour Moss. Au fil des tours, Fangio, en difficulté, se fait passer par Moss, Hawthorn, puis Marimon. Il pointe 5e au 79e tour, mais reprendra sa 4e place grâce à l’abandon du malchanceux Stirling Moss, qui auteur d’une course exemplaire avant son abandon au 80e tour du à un problème de transmission.

Avec 1 minute et 10 secondes d’avance sur Mike Hawthorn, Jose-Froilan Gonzalez empoche la seconde victoire de sa carrière. Doublé pour Ferrari puisque c’est Hawthorn qui suit. Marimon et Fangio terminent à 1 tour. La carrosserie de la monoplace de Fangio est très abîmé suite aux chocs avec les bidons bordant la piste. Trintignant (Ferrari), Mieres (Maserati) et Kling (Mercedes) suivent à 3 tours de Gonzalez. Le chrono de Silverstone n’étant pas des plus précis, 7 pilotes ont réalisé le même temps et donc le record u tour. Sachant qu’un point est attribué au meilleur tour, ils durent se partager ce point en 7, ce qui rapporta… 0.14 points à chacun des 7 hommes les plus rapides en course ! Ascari, Behra, Moss, Fangio, Marimon, Hathorn et Gonzalez tournèrent tous 7 en 1’50 ! A noté que ce 7e de points fut le seul inscrit par Behra au cours de la saison, qui inscrivit un total de 0.14 points en 1954. Ascari, grâce à ce chrono, inscrivit ses premiers points de la saison, et Stirling Moss ses derniers (mais il ne le savait pas encore).

Lors de ce grand prix de Grande Bretagne 1954, Ferrari améliora le record de victoires et de meilleurs temps.

GP d’Allemagne

4 tours de plus que l’année passée sur le circuit du Nürburgring, ce qui rallonge la course de 90 km. Pour cette 4e édition, qui fait également office de GP d’Europe cette année, une 4e Ferrari est confiée à Piero Taruffi, tandis qu’on retrouve 4 Daimler Benz Herrmann et Lang seront aux côtés de Fangio et Kling. Villoresi, Marimon et Mantovani courront pour Maserati.

Durant les essais, un accident tragique coûta la vie à Onofre Marimon, décédé trop tôt. A 30 ans, ce très bon, sinon excellent pilote a côtoyé les plus grands hommes de la F1 des années 50, a été le protégé de Fangio, le coéquipier de Gonzalez et d’Ascari... En seulement 11 GP, il est monté à 2 reprises sur la dernière marche du podium et a eu le temps d’ajouter une pole position à son palmarès qui aurait certainement eu d’autres occasions de s’étoffer.

En tournant en 9’50’1 sur le plus long circuit du championnat, Juan Manuel Fangio réalise une nouvelle pole position et bat le record de Poles jusqu’alors détenu à égalité avec Alberto Ascari. 14 poles positions pour l’Argentin ! Hawthorn signe le 2e temps à plus de 3 secondes, et Stirling Moss, sur Maserati, complète la première ligne avec un temps au dessus des 10 minutes au tour.

André Pilette ne couvrira pas un tour ! Connaissant des problèmes de boîte de vitesse, il est contraint à l’abandon avant d’avoir pu prouver quoi que ce soit dans ce GP ! Au premier tour, le moteur Maserati de Moss lâche. Au 2e tour, Mieres, sur Maserati également, connaît des problèmes de réservoirs. Fangio coupe la ligne en tête et s’y maintiendra jusqu’au 14e. Lang, 11e au départ, se lance dans une superbe remontée qui le placera 4e à la fin du 1er tour. Il profite ensuite de l’abandon de Moss pour se lancer à la poursuite de Gonzalez, alors 2e, et le passe au 4e tour. Kling, parti depuis la dernière ligne, a également pris un départ sur les chapeaux de roue et, après plus d’une heure de course (7e tour), il passe Gonzalez et se place virtuellement sur le podium. 3 Mercedes aux 3 premières places, et cela durera jusqu’au 11e tour, jusqu’à ce que Lang abandonne suite à un tête à queue en fait. La Gordini de Paul Frère perd une roue au 4e tour et sera imité au 8e tour par Bucci, sur Gordini lui aussi.

Des problèmes de transmission pour Mike Hawtorn l’obligent à quitter la course prématurément. Il remplacera Gonzalez au 16e tour pour boucler les 6 derniers tours et emmener sa Ferrari sur la 2e marche du podium.

En tête du début à la fin sauf aux 15e et 16e tour pendant lesquels Kling occupait la première place, Juan Manuel Fangio inscrit 8 points qui lui assurent une avance confortable. Hawthorn se partage donc les points de la seconde place avec Gonzalez, Trintignant place une seconde Ferrari sur le podium et Kling, moins rapide en fin de course, assure la 4e position. Lors de ce GP, il signa, à domicile, le seul et unique meilleur tour en course de son palmarès. Sergio Mantovani, 5e, entre dans les points pour la première fois de sa carrière. C’est le dernier pilote à avoir terminé dans le tour du vainqueur.

GP de Suisse.

Après 3 ans sans pole-position, José-Froilan Gonzalez, dont 1954 sera la meilleure saison de sa carrière, réalise le meilleur temps des essais qualificatifs. Il boucle un tour du circuit de Bremgarten en 2’39’’5, soit deux dixièmes de mieux que Fangio. Le territoire Suisse accueille, sans le savoir, pour la dernière fois cette année le championnat du monde de F1. Il reste inchangé depuis sa première édition en 1950 : 7.280 kms.

Daimler-Benz est là avec 3 Mercedes W196 confiées à Fangio, Kling et Herrmann. 6 Ferrari participent à l’épreuve, dont 5 à la Scuderia Ferrari (la 6e servira de monoplace à Swaters qui court pour une écurie privée).

La première ligne est très diversifiée car, si Gonzalez amène une Ferrari en pole et Fangio une Mercedes à ses côtés, la troisième position (les pilotes partaient à 3 de front sur les lignes impaires) revient à Stirling Moss, sur Maserati. Un représentant de chacune des trois forces du championnat sera donc au coude à coude avec les deux autres dès le départ.

Accidenté, Manzon ne prend pas le départ. 16 pilotes sont présents sur la grille. Juan Manuel Fangio réalise une excellente opération en se plaçant premier dès le premier tour. Il restera leader de cette course pendant la totalité de la course, soit 66 tours. Moss passe Gonzalez au 3e tour et les trois premiers resteront inchangés jusqu’au 15e tour. Kling, partit 5e et remonté 4e au premier tour pointe bon dernier au second passage… Sortie de piste ? Toujours est-il qu’il entame une magnifique remontée, mais un problème de pompe à essence le coupera dans son élan alors qu’il avait réussi à revenir jusqu’à la… troisième place ! Fiable, la Ferrari de Swaters tiendra toute la course… Mais son pilote n’est pas à la hauteur et passera toute la course en dernière position, du début à la fin, relayé seulement 3 tours par Kling en tout début de course.

Un grand prix à oublier pour Gordini qui perd ses trois voitures en 10 tours. Bucci au premier tour pour les mêmes raisons qui ont poussé Kling à abandonner. Behra au 8e tour sur un problème d’embrayage, alors 9e. Wacker au 10e tour sur un problème de transmission, alors 13e.

Au 16e tour, Mike Hawthorn prend la 3e place en doublant Gonzalez. Au tour suivant, il s’installe second devant Moss. Stirling Moss boucle quelques tours en 4e position avant d’abandonner à son tour sur un problème de pompe à essence, lui aussi. 9 tours plus tard, Hawthorn, rétrogradé 6e, termine également la course de façon prématurée sur un problème mécanique. Trintignant, héritant de la 3e place, se retire de la piste sur un problème de moteur. Moss, Trintignant, Hawthorn et Kling ont tout trois abandonné après être resté plus ou moins longtemps à la 3e place, ne portant chance qu’à très peu de pilotes ce jour-là ! Gonzalez en fait partie. Herrmann, qui se retrouve, après un concours de circonstances inouïes et suite à l’abandon de Kling en troisième position également.

C’est d’ailleurs à partir du 39e tour (abandon de Kling) que le GP deviendra plus ou moins monotone. A chaque passage devant les stands, les 8 pilotes restants occupent la même position. Fangio l’emporte devant Gonzalez, de 58 secondes. Herrmann est 3e à un tour. Les trois Maserati de Mieres, Mantovani et Wharton sont à deux tours, Maglioli à 5 et Swaters termine 8e et dernier avec… 8 tours de retard !

Meilleur tour en course pour Juan Manuel Fangio qui marque ainsi 9 points et efface, pour le classement général, son moins bon résultat : celui du GP de Garnde-Bertagne, où il n’a marqué que 3.14 points. (Rappel : seuls les 5 meilleurs résultats sont comptabilisés pour le général).

Juan Manuel Fangio bat ici deux records : Celui du nombre de victoires, qu’il ne fait qu’améliorer puisqu’il en était déjà le détenteur avant ce GP de Suisse, et celui du nombre de podiums qu’il partage qu’il partage avec Farina (17 podiums).

GP d’Italie

Le 5 septembre 1954 a lieu à Monza le 5e GP D’Italie. Le dernier avant les modifications au niveau de la « Curva di Vedano » pour un tour d’une longueur de 6.3 km. 3e pole position de Fangio sur le circuit Italien. Fangio qui améliore le record de poles positions (15 PP) qui était, depuis le GP d’Allemagne, bloqué à 14.

La grille de départ est très hétérogène et assez serrée : Fangio tourne en 1’59’’0 et sa Mercedes devance de deux dixièmes seulement la Ferrari d’Ascari qui n’a qu’un dixième d’avance sur la Maserati de Moss. En 2e ligne, Kling, Gonzalez et Villoresi offrent une deuxième ligne identique à la première au niveau écuries (Mercedes, Ferrari, Maserati). Re-belotte en 3e ligne.

Au départ, Karl Kling (Mercedes) surprend tout le monde et s’empare de la tête du GP, qu’il rendra à Fangio lors du 4e tour. Jean Behra marque, au second tour, le premier abandon du GP : Son moteur Gordini lâche prématurément. Alors que Gonzalez commence une belle remontée, Ascari devient le troisième leader du GP à couper la ligne en tête en passant Fangio au 6e tour. Passé par Hawthorn, Kling se fait également surprendre par Villoresi qui finira par revenir sur Hawthorn. Au 10e tour, on commence à y voir clair : Ascari en tête deavnce Fangio, Gonzalez, Moss, Villoresi, Hawthorn, Kling.

Au 13e tour, Clemar Bucci, se battant en avant-dernière position, abandonne sur un problème de transmission. Il ne reste plus qu’une Gordini en course alors qu’il y en avait 3 sur la grille de départ. Coup de théâtre au 16e tour où 2 Ferrari sont hors course. Si Manzon (problème de moteur) doit renoncer non sans un certain soulagement à une course qui commençait laborieusement, Gonzalez a tout à perdre sur son problème de boîte de vitesse.

Pendant qu’Ascari et Fangio se disputent la tête de course, il y a très peu de changement dans le classement des hommes de tête en ce milieu de première partie de course : Ascari, Fangio, Moss, Villoresi, Kling et Mantovani restent un top 8 constant. Au 30e tour, Gonzalez revient en piste avec la Ferrari numéro 3 pilotée jusqu’alors par Umberto Maglioli. Il entame alors une énorme remontée. Au 33e tour, Musso, honorablement 8e, doit abandonner sur un problème de transmission. Au tour suivant, une autre Maserati, celle de Mieres, abandonne sur un problème de suspensions alors à la même position. Peu après, c’est Kling qui doit renoncer suite à un accident. Gonzalez, qui a récupéré la Ferrari de Maglioli en 11e position, pointe alors 7e. Au 42e tour, l’embrayage de Villoresi lâche alors qu’il occupait admirablement la seconde place de la course. Mais la plus grosse déception de la course restera sans doute pour Alberto Ascari qui, au 48e tour, est contraint à l’abandon sur un problème de soupape alors qu’il menait la course. Il sera d’ailleurs celui qui aura passé le plus de temps en tête de ce GP de Monza et marquera le dernier abandon d’une course qu’il avait presque remportée. Moss hérite alors de la première place. Peter Collins, partit depuis la 16e place, se retrouve 6e. Gonzalez occupe désormais le 5e rang derrière Mantovani. Pendant ce temps, Herrmann, coéquipier de Fangio et Kling chez Mercedes, revient fort. Après un départ totalement raté, l’Allemand a du faire une remontée depuis la 18e place. Hans Herrmann double Collins dans le 61e tour. Fangio passe Moss au 67e tour et conservera la tête de la course jusqu’au dernier passage, sous le drapeau à damiers. Les Maserati de Moss et Mantovani connaissent certainement de gros problèmes puisque Moss n’a pas moins de 9 tours de retard sur Fangio sur le tableau des résultats.

Après près de 2h50 de course, Fangio termine premier devant les Ferrari de Mike Hawthorn et celle partagée par Maglioli et Gonzalez. Hermann termine 4e et Trintignant est le dernier à marquer des points. Le meilleur tour en course revient à Gonzalez.

Fangio améliore le record de podiums et égalise le record de victoire détenu jusque là exclusivement par Ascari (13 victoires). Il marque 8 points mais ce résultat n’est pas parmi les 5 meilleurs de sa saison et n’est donc pas comptabilisé dans le total de ses points comptant pour le championnat. Etonnamment (d’un point de vue réglementaire), le partage des points entre Gonzalez et Maglioli ne se fait pas de façon équitable. Au lieu de remporter 2.5 points chacun, Gonzalez en marque 3 et Maglioli 2. Au championnat, le top 5 est constitué de Fangio (42 pts), Gonzalez (25.14 pts), Trintignant (17 pts), Hawthorn (16.64 pts) et Kling (10 pts). Les champions du monde ayant alors déjà été titrés s’en sortent très mal : Farina est 8e avec seulement 6 pts et Ascari est lamentablement 24e avec… 0.14 pts !

GP d’Espagne

Pedralbes a accueilli 2 fois la F1. La première fois en 1951, la seconde en 1954. La Formule 1 a ensuite dû attendre 1968 pour revenir sur les terres espagnoles. Pedralbes est un circuit de ville de 6.316 km comportant relativement peu de virages : 5 virages plus 3 très légers. La première édition, en 1951, avait, rappelons-le, été remportée par Fangio devant Gonzalez et Farina. Cette année, Gonzalez ne s’engage pas et Farina s’engage mais ne participe finalement pas à l’épreuve. Tout comme Peter Collins, accidenté durant les essais. Ascari est présent au volant d’une Lancia, pour la première fois de sa carrière. Premier GP d’un court passage en F1 pour Lancia.

Mais les essais qualificatifs semblent indiquer qu’il a fait le bon choix : Avec sa Lancia, Ascari tourne en 1’18’’1, soit une seconde plus vite que Fangio sur Mercedes. La première ligne est complétée par Hawthorn sur Ferrari et Schell sur Maserati. Derrière eux, Villoresi (Lancia également), Moss (Maserati) et Musso (Maserati).

Schell prend le meilleur en début de course, reléguant provisoirement Ascari en 2e position. Au second tour, Robert Manzon (Ferrari) et Luigi Villoresi (Lancia) abandonnent. Le premier sur un problème moteur, le second sur une défaillance des freins. Fangio et Moss se battent pour la 5e place. Au 3e tour, Ascari récupère la tête de la course. Hawthorn vient se confronter à Schell pour la seconde place et Trintignant s’immisce dans le duel alors qu’Alberto Ascari doit renoncer : problème d’embrayage. Nouvel abandon alors en tête pour le double champion du monde en fin de carrière.

La tête de la course est à prendre. Schell saute sur l’occasion mais Trintignant (Ferrari) parvient à mener également. Les deux pilotes se succèdent en tête et Hawthorn se retrouve, en 3e position, arbitre du duel. Stirling Moss vient alors le taquiner pour récupérer la troisième position mais Hawthorn ne se laisse pas faire. Au 20e tour, Moss doit abandonner sur un problème de pompe à essence et renoncer à toute chance de se battre à nouveau dans cet ultime GP de la saison 1954.

La bagarre entre Schell et Trintignant pour la première position tourne à l’avantage de… Mike Hawthorn ! Schell abandonnera au 29e tour sur un problème de transmission et Trintignant connaîtra également des problèmes qui le relègueront en queue de peloton avant que sa boîte de vitesse ne le lâche totalement au 47e tour.

Après 36 tours de GP, Hawthorn mène devant Fangio, Musso, Herrmann, Mantovani, Mieres et Kling. Mantovani passe alors Herrmann qui renoncera peu après sur un problème de pompe à essence. 8 tours plus tard, il sera suivi par Mantovani qui connaitra des ennuis de freins.

Les positions se stabilisent alors. Du 61e au 73e tour, le classement de tête est le suivant : Hawthorn, Fangio, Musso, Mieres, Kling, Godia-Sales. Dans le 73e tour, Musso passe Fangio et hérite de la seconde position. Le classement restera le même jusqu’à l’arrivée, au tour 80.

Hawthorn signe ici sa seconde victoire. Musso fête son premier podium. Fangio, de son côté, améliore à nouveau le record de podiums. Louis Rosier et Alberto Ascari égalisent le nombre de participations en GP de Giuseppe Farina. Enfin, Ferrari améliore, à la fois en tant que constructeur et en tant que motoriste, le record de victoires.

Fangio empoche son second titre. Suivra une longue série (1955, 1956 et 1957 couronneront également le pilote argentin). Gonzalez et Hawthorn s’affirment comme de sérieux candidats tandis que Trintignant, Kling et Herrmann montrent se montrent en potentiels vainqueurs. D’ailleurs, si Kling et Herrmann n’atteindrons jamais la plus haute marche du podium, Trintignant y accèdera dès la saison suivante.

A noter que le meilleur temps du GP d’Espagne revient à Ascari, dont la Lancia n’est peut être pas fiable mais en tout cas elle est rapide. Ascari marque ainsi 1 point, ce qui l’empêchera de terminer la saison avec 0.14 points. 1954 marque le déclin d’Ascari qui sort de 3 années de gloire dont 2 titres. Après le calvaire de 1954, la saison 1955 achèvera totalement Ascari… Mais c’est une autre histoire, à suivre prochainement sur superf1.be !

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1973 - (1976) - 1979; March - Hesketh - McLaren - Wolf; 92 GP; 10 wins; 14 PP; 8 MT; 23 podiums; 179 pts; 666 tours en tête. James Hunt Fever.

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Dernière édition par Tikimi le Sam 12 Déc 2009 23:25, édité 1 fois.



Sam 12 Déc 2009 22:57
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Gehaltho Berugarwa!
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Ah enfin.
Bon, tu la publie cette foutu fête ? c'est simple, tant que tu fais pas, je fais genre j'ai pas vu tes MP :mrgreen: (nan je déconne, c'est officiel, tu as décroché tout tes contrats :wink: )

J'ai pas encore lu ton article (je le ferais quand j'aurais les yeux clairs), mais sur la photo on a l'impression que Fangio il fait euh... ses besoins :mrgreen:

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Dans l'idéal, nous somme ce que nous imaginons. Dans la réalité nous sommes ce que nous accomplissons. (Ayrton Senna)
Wurz, B.Senna | VET, ALO, NAS, MAS, ROS, HAM, TRU | Williams, Ferrari, 1Malaysia, Sauber, Stewart, Benetton | Gerhard Berger Way of Life
FGP1 : Saïdi Sport-Renault, 1er du GP d'Australie 2006 - GP de Spa 2007 ; 8 podiums

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Don't worry elle arrivera un jour^^

Sur la photo je précise que ce n'est pas Fangio mais Gonzalez. Si ça avait été Fangio, ça aurait été un 18 sur la voiture. Et surtout, ça aurait été une Daimler Benz Mercedes W-196 qui ressemble à ça: http://statsf1.com/default.aspx?from=/c ... 474%26LG=1

Je n'aurai pas la prétention de prétendre que ça saute à l'oeil que c'est une Ferrari sur la photo de l'article, mais en tout cas on voit bien que c'est pas une Mercedes!

Plus d'infos sur la Ferrari 625 en photo avec Gonzalez au volant (sur la photo de l'article en tout cas): http://statsf1.com/default.aspx?from=/c ... 469%26LG=1 .

Ah ben ouais, si on avait u son cul sur la photo de l'article, on l'urait reconnu directe! =P

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1973 - (1976) - 1979; March - Hesketh - McLaren - Wolf; 92 GP; 10 wins; 14 PP; 8 MT; 23 podiums; 179 pts; 666 tours en tête. James Hunt Fever.

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Sam 12 Déc 2009 23:29
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:shock: super ton article 8-)


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Merci merci :oops: :lol:

En fait je vais casser le mythe, ça fait 6 mois que je suis dessus^^ Je l'ai commencé en juin puis complètement abandonné par manque de temps. Je l'ai fait en trois sessions, dont la dernière ligne droite hier (Italie/Espagne/bilan)

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Merci Tikimi pour une part de l'histoire qui a vu Fangio dominer la saison 54. C'est pour quand le prochain :mrgreen: ?

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Haem... Euh... Ca viendra ça viendra xD

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D'accord, mais ne tarde pas trop quand même :lol: .

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Tikimi a écrit:
Don't worry elle arrivera un jour^^

Sur la photo je précise que ce n'est pas Fangio mais Gonzalez. Si ça avait été Fangio, ça aurait été un 18 sur la voiture. Et surtout, ça aurait été une Daimler Benz Mercedes W-196 qui ressemble à ça: http://statsf1.com/default.aspx?from=/c ... 474%26LG=1

Je n'aurai pas la prétention de prétendre que ça saute à l'oeil que c'est une Ferrari sur la photo de l'article, mais en tout cas on voit bien que c'est pas une Mercedes!

Plus d'infos sur la Ferrari 625 en photo avec Gonzalez au volant (sur la photo de l'article en tout cas): http://statsf1.com/default.aspx?from=/c ... 469%26LG=1 .

Ah ben ouais, si on avait u son cul sur la photo de l'article, on l'urait reconnu directe! =P

La photo c'est bien JM FANGIO , c'est bien une MASERATI 250F , c'est bien en Allemagne mais c'est en 1957 et non en 1954.
Quant aux FERRARI équipées d'un moteur 4L et les autres équipes équipées d'un 6L c'est un peu gros ! en fait je pense que ce que tu as voulu dire c'est que FERRARI utilisait des moteurs 4 cyl en ligne et les autres des 6 cylindres en ligne ce qui est vrais pour GORDINI et MASERATI mais ne l'est pas pour LANCIA (V8) et MERCEDES-BENZ (L8)


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Vraiment, je pense que Fangio est un pilote incroyable, assurément parmi les meilleurs et, selon moi, le plus grand.

D'abord, il y a ce palmarès de fou, en 51 courses, 24 victoires, un nombre hallucinant de poles, compte tenu du peu de courses parcourues et bien d'autres. Il y a aussi ce sens presque parfait de la course et l'homme reste irréprochable, à l'esprit sportif. Pour illustrer ceci, je pense qu'au moment où il signait chez Ferrari, il avait affirmé à Enzo de mettre autant de zéro qu'il le voulait sur son chèque (aujourd'hui, il y a Iceman qui est payé 17 millions pou r ne pas courir en F1!). Enfin, il a su se retirer à temps, respecté et assuré d'une longue vie.

Dommage qu'il soit moins connu aujourd'hui...

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-Ferrarix- a écrit:
Vraiment, je pense que Fangio est un pilote incroyable, assurément parmi les meilleurs et, selon moi, le plus grand.

D'abord, il y a ce palmarès de fou, en 51 courses, 24 victoires, un nombre hallucinant de poles, compte tenu du peu de courses parcourues et bien d'autres. Il y a aussi ce sens presque parfait de la course et l'homme reste irréprochable, à l'esprit sportif. Pour illustrer ceci, je pense qu'au moment où il signait chez Ferrari, il avait affirmé à Enzo de mettre autant de zéro qu'il le voulait sur son chèque (aujourd'hui, il y a Iceman qui est payé 17 millions pou r ne pas courir en F1!). Enfin, il a su se retirer à temps, respecté et assuré d'une longue vie.

Dommage qu'il soit moins connu aujourd'hui...

Et le palmarés de Juan-Manuel ne se limite pas à la F1 , voir lers courses de F2 , de Formule Libre , de Sport et les courses spécifiques à l'ARGENTINE ....


Sam 5 Fév 2011 19:52
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MICHEL13 a écrit:
-Ferrarix- a écrit:
Vraiment, je pense que Fangio est un pilote incroyable, assurément parmi les meilleurs et, selon moi, le plus grand.

D'abord, il y a ce palmarès de fou, en 51 courses, 24 victoires, un nombre hallucinant de poles, compte tenu du peu de courses parcourues et bien d'autres. Il y a aussi ce sens presque parfait de la course et l'homme reste irréprochable, à l'esprit sportif. Pour illustrer ceci, je pense qu'au moment où il signait chez Ferrari, il avait affirmé à Enzo de mettre autant de zéro qu'il le voulait sur son chèque (aujourd'hui, il y a Iceman qui est payé 17 millions pou r ne pas courir en F1!). Enfin, il a su se retirer à temps, respecté et assuré d'une longue vie.

Dommage qu'il soit moins connu aujourd'hui...

Et le palmarés de Juan-Manuel ne se limite pas à la F1 , voir lers courses de F2 , de Formule Libre , de Sport et les courses spécifiques à l'ARGENTINE ....


Sauf que si on devait parler même des courses qu'il faisait entre potes à bord d'une Chevrolet Impala, on s'en sortirait pas :mrgreen:

Et t'inquiètes pas le gaulois ferrariste, Fangio est encore bel et bien vivant dans l'imaginaire collectif, quand je demande que l'on me cite un pilote, on me sort souvent "Schumacher" puis "Fangio", il est assez discret comme ancien champion (normal si il est mort), mais il est resté à jamais dans les mémoires... ce que je doutes que Vettel et Alonso puissent un jour :wink:

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Sam 5 Fév 2011 20:12
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Wahid a écrit:
Et t'inquiètes pas le gaulois ferrariste, Fangio est encore bel et bien vivant dans l'imaginaire collectif, quand je demande que l'on me cite un pilote, on me sort souvent "Schumacher" puis "Fangio", il est assez discret comme ancien champion (normal si il est mort), mais il est resté à jamais dans les mémoires... ce que je doutes que Vettel et Alonso puissent un jour :wink:


Eh ben mon pote, t'as encore tout compris ! Vettel et Alonso non, Lewis oui :mrgreen:
Bon, plus sérieusement (mais j'étais sérieux en fait), Jean Emmanuel reste dans les mémoires de beaucoup de gens... Ne fut-ce que son nom ! C'est un nom (avec Schumacher) connu de pas mal de monde, même ceux qui ne connaissent absolument rien au sport mécanique.


Dim 6 Fév 2011 15:41
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Lewis05 a écrit:
Wahid a écrit:
Et t'inquiètes pas le gaulois ferrariste, Fangio est encore bel et bien vivant dans l'imaginaire collectif, quand je demande que l'on me cite un pilote, on me sort souvent "Schumacher" puis "Fangio", il est assez discret comme ancien champion (normal si il est mort), mais il est resté à jamais dans les mémoires... ce que je doutes que Vettel et Alonso puissent un jour :wink:


Eh ben mon pote, t'as encore tout compris ! Vettel et Alonso non, Lewis oui :mrgreen:
Bon, plus sérieusement (mais j'étais sérieux en fait), Jean Emmanuel reste dans les mémoires de beaucoup de gens... Ne fut-ce que son nom ! C'est un nom (avec Schumacher) connu de pas mal de monde, même ceux qui ne connaissent absolument rien au sport mécanique.


Si j'ai pas cité Lewis, c'est parce que lui est tellement atypique, un jeune prodigue qui plus est noir, qu'il est rentré automatiquement dans la légende à mon avis :wink:

Fangio lui par contre a même son expression dans le dictionnaire, c'est dire ! :mrgreen:

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Citation:
Toi, tu as une dent contre Kimi, pognon ou pas


Pas vraiment, je ne sais pas pourquoi tu dis ça :wink:
En fait, je l'aime quand même assez, sa prestation de Spa 2009 était excellente par exemple
Mais bon, c'est un pilote moderne, surpayé et pas très charismatique, alors c'est sûr que je ne vais pas le louanger à n'en plus finir

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-Ferrarix- a écrit:
Citation:
Toi, tu as une dent contre Kimi, pognon ou pas


Pas vraiment, je ne sais pas pourquoi tu dis ça :wink:
En fait, je l'aime quand même assez, sa prestation de Spa 2009 était excellente par exemple
Mais bon, c'est un pilote moderne, surpayé et pas très charismatique, alors c'est sûr que je ne vais pas le louanger à n'en plus finir

C'est quand même le seul pilote qui n'utilisait pas de simulateur jusqu'en 2008 (alors qu'il en avait à disposition) 8-)
Non franchement, s'il y a bien un truc qu'on ne peut pas lui reprocher, c'est bien d'être un "pilote moderne".


Mar 8 Fév 2011 21:11
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